L’histoire de Solene : une grossesse mitigée

Une grossesse… inattendue

Pour donner un peu de contexte, j’étais mariée depuis tout juste quelques mois lorsque j’ai appris être enceinte. Je pense que la réaction « appropriée » aurait été de sauter de joie, et non de regarder fixement le bâton en me demandant si c’était réel. Disons que je ne pensais pas que ça devait arriver aussi tôt. J’avais tellement d’attente pour ma première année de femme mariée. Il y avait tant de choses à faire, tant d’endroits à découvrir, tant d’activités à essayer.

« Ce n’est pas possible  »

Alors j’ai fait tout ce qu’il y a de plus normal, j’ai recherché sur Google qu’est-ce qui pourrait mener à un faux positif bien sûr ! Je pense que j’étais plus prête à croire que j’avais une maladie rare, cachée, et silencieuse, que de croire que j’étais enceinte.

Bonjour les hormones

Je garde un mauvais souvenir de mon premier trimestre, mais pas pour les raisons auxquelles on pourrait penser. Les symptômes physiques de début de grossesse étaient plutôt légers : très peu de nausées et vomissements, pas de développement poussé de l’odorat (j’aurais bien aimé), de la fatigue mais c’était raisonnable, pas de constipation, pas de fringales, et très peu d’aversion alimentaire. Non, de ce côté là tout était correct. Mais à l’intérieur…

Avez vous déjà eu l’impression que quelque chose ne va pas sans pouvoir mettre le doigt sur quoi ? Je n’arrêtais pas de penser que je n’étais pas supposée être enceinte, pas maintenant. Je pensais à tout ce que je ne connaîtrais jamais de la vie à deux. C’était tellement surréel, d’ailleurs je ne me « sentais » pas enceinte. J’avais pas mal d’émotions et sensations négatives, de l’indifférence à la tristesse, en passant par l’incompréhension, le doute, l’impuissance. J’avais un peu l’impression d’avoir été imposée cette grossesse. La plupart du temps je voulais être seule. Et lorsque je me retrouvais seule je pleurais, sans toujours savoir pourquoi. Je me souviens même un jour m’être demandée pourquoi je pleurais alors que les larmes coulaient encore de mes yeux. Aujourd’hui quand j’y pense j’ai de la peine d’avoir ce souvenir là de mon premier trimestre.

« Je vais devenir maman »

Lorsque j’ai eu cette réalisation pour la première fois j’étais déjà dans mon deuxième trimestre. Je me souviens encore avoir regardé mon ventre et m’être dite pour la première fois que j’ai hâte de rencontrer cette petite fille. De faire connaissance avec elle, de la découvrir dans son entièreté en tant que personne, avec ses qualités et ses défauts. Et j’ai souri. C’était un moment merveilleux.

La suite de ma grossesse a été une succession de montagnes russes émotionnelles, entre impatience d’avoir mon bébé, sensation de « je suis trop jeune pour ça », doute en ma qualité de (future) maman, peur d’éventuelles complications, pensées de mort de mon bébé (fausse couche, mort né), privilège de créer et donner la vie, et j’en passe. Heureusement, je n’ai pas eu de soucis de santé et ma fille non plus. Mon deuxième trimestre est passé comme une lettre à la poste.

Au final

Lors du dernier trimestre il ne restait plus que de la fatigue (pas beaucoup) et d’horribles douleurs dans ma région pelvienne. M’asseoir, me lever, me coucher, me tourner dans le lit étaient de vraies épreuves au quotidien. Mais je n’avais toujours pas eu de constipation, ni de maux d’estomac, ni de pipi toutes les cinq secondes, ni de fringales. J’avais pris environ une dizaine de kilos au total car mon appétit n’avait pas changé. Je dormais très bien (à part pour les mouvements mentionnés plus haut), bébé S. ne donnait pas des coups assez forts pour me maintenir éveillée. Oui, au final c’était une belle expérience.

J’ai accouché à 39 semaines, le 11 juin 2025, à 7h11. Ça, c’est une histoire pour une autre fois !

Note de l’auteure

Merci d’avoir lu, ça fait plaisir de partager des histoires comme celle-ci. As-tu eu une expérience similaire ? Totalement différente ? Laisse un commentaire ou viens m’en parler par courriel ou Instagram.

À plus ! XO

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