Auteur : Solene Nono

  • L’histoire de Solene : un accouchement intéressant

    L’histoire de Solene : un accouchement intéressant

    Je ne sais pas exactement à quoi je m’attendais pour mon premier accouchement, mais ce n’était sûrement pas à ça.

    Petite mise en contexte

    Je suis une peureuse. Oui, je l’assume. Et dans la liste interminable de choses qui me font peur, il y avait la grossesse et l’accouchement, car tellement de choses pourraient mal tourner : par exemple les problèmes indétectables jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour pouvoir les régler. Lorsque je suis tombée enceinte, oui ça m’a un peu fait peur, oui j’ai plus ou moins imaginé les pires scénarios pour la grossesse et l’accouchement. Mais la vérité est que ma grossesse s’est très bien déroulée, j’en parle ici dans un précédent article. Quelque part ça m’a rassurée en ce qui concernait l’accouchement à venir, je me disais que peut-être (je dis bien peut-être) que tout pouvait bien se passer jusqu’à la fin. Il faut savoir que je suis chrétienne, alors j’ai également prié pour que mon accouchement se déroule bien, et cela a aussi contribué à me rassurer alors que le jour-j approchait.

    10 juin 2025

    Je suis alors enceinte d’exactement 39 semaines. Ça fait un mois que mon entourage me répète sans cesse que le bébé pourrait venir d’un moment à l’autre, je passe mon temps sur internet à m’assurer d’être suffisamment prête et informée : vérifier ce qu’il faut dans mon sac d’hôpital, me renseigner sur les types de contractions et comment les différencier, parcourir les méthodes de relaxation lors du travail, revoir les effets positif versus les effets négatifs de la prise de l’épidurale, etc.

    Ce matin là, je me réveille avec une sensation étrange dans le ventre. Je la sens bel et bien mais c’est une douleur tellement légère que je me demande si ce n’est pas imaginaire. Je décide de la garder pour moi, de toute façon je ne saurais pas la décrire même si je le voulais. Les heures passent, la douleur se fait ressentir environ aux vingt minutes, puis devient plus prononcée mais plus comme un petit malaise qu’un mal réel. Aux environs de midi je décide d’en parler à ma mère, qui est venue m’assister. Elle me dit de continuer à monitorer ce que je ressens, ce que je fais. La journée suit son cours, je ne fais rien de bien demandant, puis la soirée commence. Ce que je suis à présent sûre d’être des contractions se montrent plus vives et plus régulières, au point où je commence à faire des exercices de respiration. À ce moment là, je pense que je ne réalise pas encore ce qui se passe, ou du moins ce qui est sur le point de se passer. Ces contractions sont presque comme un événement isolé qui va s’arrêter d’un moment à l’autre.

    À 18h nous décidons de nous rendre à l’hôpital. Après la prise de ma tension et une palpation, l’infirmière me dit que je ne suis pas assez dilatée et que je devrais revenir plus tard. Nous rentrons donc à la maison, où les contractions se font de plus en plus ressentir et deviennent plus régulières. La douleur me transforme en contorsionniste d’un jour, je cherche désespérément une position confortable à chaque contraction. C’est finalement autour de minuit que nous retournons à l’hôpital, alors que ça devient de plus en plus difficile d’articuler lorsque je parle. Cette fois ci on m’assigne une chambre, où je reste avec ma mère et mon mari. Pour accélérer les choses ma mère me suggère de marcher dans les couloirs et les escaliers, ce que nous faisons jusqu’à ce que les douleurs m’enlèvent toute volonté de me mouvoir hors de la chambre.

    Il est environ 3h du matin

    Les contractions me font un mal de chien, et je vomis à chaque fois que je mets les pieds dans les toilettes. J’avais dit à l’infirmière que je ne voulais pas d’épidurale, alors elle me propose de m’asseoir sur un ballon gonflé pour soulager la douleur. Ça ne marche pas du tout. Prochaine proposition : un bain chaud. Ça fait un peu de bien mais pas assez, le fait d’être dans une baignoire me donne l’impression que mes mouvements sont restreints du coup le manque de confort compense pour la douleur atténuée par l’eau. Après un moment je n’en veux plus non plus. La prochaine palpation se fait vers 5h, la douleur est atroce, et chaque contraction est plus rapprochée que la précédente. J’ai tellement mal que la douleur m’empêche de parler, pour ne laisser place qu’à des cris. Pourtant, on m’annonce que je n’ai fait que la moitié du chemin et que j’accoucherais sûrement autour de 11h. J’essaie de tenir encore quelques minutes mais je ne peux pas chasser les pensées dans ma tête qui me disent que je vais encore devoir supporter ce supplice pendant des HEURES, sachant qu’il ne va faire qu’empirer en intensité et en fréquence.

    Il est 6h

    C’en est trop. Je n’en peux plus. J’appelle l’infirmière et demande une épidurale. Seulement voilà, n’étant pas couverte pas l’assurance maladie à cause d’un malentendu, il faut payer pour cette épidurale AVANT de la réaliser. Le temps passe atrocement lentement pendant que mon mari s’occupe des formalités. Je suis à moitié dans les vapes mais j’entends des bribes de conversations mentionnant qu’on attend une certaine fiche ou facture, et qu’il y a un souci avec l’imprimante.

    Une heure passe.

    Tout se dont je me souviens à partir de là ce sont mes cris de douleurs, ma voix dans ma tête qui hurle « mais qu’est-ce qu’il faut pour avoir une p*tain de facture ? », et mes pensées qui portaient sur le fait que cette douleur ne me faisait pas pleurer mais aurait bien pu me faire tomber dans les pommes. J’entends enfin l’infirmière me demander de me changer pour recevoir l’anesthésie. Je vais aux toilettes de ma chambre, profite pour faire pipi mais ressens comme une envie de faire la grosse commission à la place. Je me souviens de ce que ma mère m’avait dit, comme quoi ça pourrait être le bébé qui vient et de ne surtout pas le faire dans le pot. Cette pensée me fait sourire. Une fois prête et assisse sur le lit pour recevoir ma piqûre, je ressens une énorme contraction qui me donne envie de pousser comme tout à l’heure aux toilettes. Là je dis « je suis en train de pousser ». Mais personne ne réagit à part ma mère qui tourne la tête pour chercher l’intervention du personnel médical. Je ne sais plus combien de personnes il y avait dans ma chambre à ce moment là, je me souviens juste des formes bougeant autour de moi pour préparer mon épidurale.

    « Je suis en train de pousser ! »

    Toujours aucune réaction du personnel soignant. À la troisième contraction du genre, et après avoir crié la même phrase une troisième fois, c’est ma mère qui attire leur attention : « elle dit qu’elle est en train d’accoucher ! ». Là, une dame que je ne pense pas avoir vu avant me dit de m’allonger sur le côté pour voir si je suis assez dilatée. À sa grande surprise, elle dit ressentir la tête du bébé. Panique générale, l’épidurale est annulée. On me dit de rester couchée, de ne surtout pas pousser. Tout le monde bouge, se précipite, j’entends du bruit à gauche à droite. Je ne vois pas mon mari, j’arrête la main de ma maman. Je n’ai aucune idée de comment ne pas pousser. Les contractions sont insistantes, je pousse une fois. C’est toujours le chaos dans la chambre, des mots sont échangés, des tiroirs sont tirés. Je n’arrive pas à me retenir, je pousse deux fois de plus, et je sens mon bébé sortir en même temps que je perds les eaux. J’ai une sensation de légèreté, comme si mon corps avait été vidé. J’entends mon bébé pleurer, puis on me la pose sur le torse. Je ne pense pas avoir ressenti une joie immense à ce moment là, ce n’était pas une émotion négative non plus. Juste… de la stupeur. Stupeur d’avoir donné naissance, d’avoir créé la vie, d’avoir dans mes bras l’aboutissement de neuf mois d’un processus miracle.

    À 7h13 le 11 juin 2025, je suis devenue maman.

  • L’histoire de Carmelle : une grossesse éprouvante

    L’histoire de Carmelle : une grossesse éprouvante

    Petite mise en contexte

    Avant de parler de la grossesse en elle-même, il faut savoir que pendant un moment (plusieurs années en fait) j’ai souffert de maux réguliers dans la région du bas ventre. J’avais consulté des gynécologues, fait des examens, suivi divers traitements médicaux et traditionnels, sans succès. Non seulement je n’en guérissais pas mais je ne savais même pas de quoi je souffrais. Les traitements aidaient à soulager les douleurs mais aussitôt que j’arrêtais elles revenaient, comme une petite famille qui rentre de ses vacances. C’est naturellement que cette situation avait commencé à me peser au fil des années, me poussant à me poser des questions sur ma capacité à enfanter sans problème lorsque le moment serait venu. Il y avait des jours où je n’y pensais pas ou pas trop, d’autres jours j’étais envahie d’un profond mal être, au point d’en pleurer. En 2023, alors que je me sentais prête à devenir maman, je n’avais malheureusement pas quelqu’un avec qui me poser et vivre cette vie de famille. Je me souviens qu’au 31 décembre de cette année là, ma prière avait été soit de trouver un homme sérieux avec qui faire ma vie, soit d’avoir un enfant en 2024. Il est vrai qu’à ce moment là ça m’importait peu d’être mariée avec le père de mon enfant ou qu’il soit « l’homme de ma vie », mais j’aurais peut être dû être plus précise dans cette prière…

    Mars 2024

    J’avais un cycle régulier. Très régulier même. Je pouvais prédire quel jour mes menstruations commenceraient, avec admettons une marge d’erreur d’un jour maximum. Donc lorsque mes menstruations ne commencent pas le dimanche prévu, je trouve ça assez particulier mais sans plus. Un jour passe, puis deux, puis trois, puis quatre… J’achète le test de grossesse, mais toujours sans conviction, en fait je trouvais même l’idée d’être enceinte amusante. Je fais finalement le test le vendredi suivant, et il est bien sûr positif. Je ne trouve pas le deuxième trait du bâton assez foncé, alors je décide de m’arrêter chez mon gynécologue en allant au boulot. Après une échographie et un test d’urine, le premier résultat est confirmé, je suis bel et bien enceinte. Comment décrire ce que j’ai ressenti à ce moment là ? J’étais abasourdie, je ne savais pas comment réagir, j’étais totalement perdue. C’est pourtant ce que je voulais, me diriez-vous. Oui mais pas comme ça, du moins pas avec lui. Je savais que le père de mon enfant ne voulait pas d’enfant, je pensais qu’on s’était assez protégés.

    Comment ça a pu arriver ?

    C’est tout ce à quoi je pensais sur le chemin du travail. Mon visage était totalement impassible, pourtant j’étais toujours autant choquée.

    Le temps est passé…

    Pendant les trois premières semaines tout se passait bien, je me sentais différente mais rien de précis, rien de concret. Puis j’ai commencé à avoir des nausées, sans pour autant vomir. Je pensais que c’était psychologique, que je ressentais des symptômes parce que je savais désormais être enceinte. Et bien, c’est très vite devenu réel. À partir d’un mois de grossesse les vomissements ont commencé, et étaient tellement fréquents que je n’allais quasiment plus au boulot, je ne mangeais presque rien si ce n’était quelques fruits, boire de l’eau me dégoûtait. J’avais l’impression que tout ce que j’ingérais ressortait, je me sentais mal en permanence, j’étais devenue toute pâle, j’avais perdu beaucoup de poids et je dois dire que ça m’inquiétait quant au développement du bébé.

    Puis le quatrième mois est arrivé et les vomissements se sont arrêtés… pour laisser place aux crachats. Je crachais tellement en permanence que je me déplaçais avec une bouteille pour cracher à l’intérieur, et la nuit un gobelet restait près de mon lit pour les mêmes raisons. Ça, ça a duré jusqu’à mes sept mois de grossesse. Dans le dernier trimestre, je devais absolument manger avant neuf heures le matin pour éviter les vertiges et maux d’estomac, même si ce n’était pas grand chose et que je n’en avais pas envie. Ce n’est que trois semaines avant mon accouchement que j’ai retrouvé l’appétit et recommencé à bien m’alimenter.

    Tout au long du périple

    Au-delà des challenges physiques et physiologiques que je vivais, il y en avait aussi des psychologiques : stress, déprime, solitude, réflexions en tout genre. Je me demandais comment je pourrais m’en sortir toute seule, comment ma vie serait avec un enfant à élever, comment se passerait l’accouchement, etc. Certes, il y avait l’option de confier le bébé à mes parents le temps pour moi de mettre un peu d’ordre dans ma vie, mais je ne me voyais pas m’en séparer. Avant cette grossesse je m’étais souvent demandée quelle était ma place sur cette terre, et la venue de ce petit homme répondait peut-être à cette interrogation. En ce qui concerne le travail, j’avais de la chance d’avoir un manager compréhensif, gentil, et généreux.

    Au final, je pense que le moins que l’on puisse dire que c’est que cette grossesse a été rude, mais le 14 décembre 2024 j’ai accouché d’un mignon petit garçon, et je l’aime plus que tout.

  • L’histoire de Williane : une grossesse surprenante

    L’histoire de Williane : une grossesse surprenante

    Au départ, une bonne nouvelle

    Je me souviens lorsque j’ai appris la nouvelle de ma grossesse : ça a été une source de beaucoup d’émotions, des émotions positives. À ce moment là j’étais mariée depuis presque deux ans, nous avions vécu de beaux moments dans notre vie à deux, nous nous sentions prêts à agrandir la famille. Et ça n’a pas tardé. L’annonce de ma grossesse était autant un beau moment pour moi et mon mari que pour les autres membres de ma famille, qui étaient ravis pour nous.

    Mais, il faut savoir que…

    En tant que médecin, j’en avais vu des cas de grossesses et d’accouchements. Autant vous dire que j’ai eu pas mal d’appréhensions en terme de risques, dangers, et complications d’une grossesse. Je pensais aux côtés négatifs, à la perte possible du bébé, à la douleur de l’accouchement à venir. Mais, d’un autre côté aussi je me disais, pour avoir côtoyé cela plusieurs fois, que je savais plus ou moins à quoi m’attendre. C’était un mélange étrange de peur et d’assurance.

    La grossesse en elle-même

    Comparé à ce à quoi je m’attendais, je dois dire que la grossesse s’est plutôt bien déroulée. Je n’ai pas développé d’aversion pour la nourriture que j’aimais avant, et mes envies étaient saines. J’avais régulièrement envie de légumes et raffolais des mini carottes. Tout se passait bien jusqu’à l’échographie de morphologie, qui se fait lors du deuxième trimestre…

    Une mauvaise surprise

    Lorsque le médecin annonce que l’échographie révèle une fente labiopalatine unilatérale (appelée communément « bec de lièvre »), mon monde s’écroule. J’ai du mal à encaisser, je passe les prochains jours à lutter contre la culpabilité. Je me sentais responsable de cette déformation qu’aurait mon bébé. Comment le vivra-t-il ? Sera-t-il complexé ? Sera-t-il jugé et discriminé dans la société ? Et puis sur le plan médical, je pensais aux risques probables, aux opérations que cela engendrera, aux pires scénarios. Le fait d’être médecin n’aidait pas à me rassurer, au contraire j’avais une meilleure idée de tout ce qui pourrait mal tourner. À cette période, et tout au long de ma grossesse réellement, mon mari a été d’un grand soutien. Heureusement aussi, le personnel médical a fait preuve d’un bon accompagnement. On m’a expliqué à quoi m’attendre après l’accouchement, comme le fait que je ne pourrais pas allaiter, et qu’il allait falloir tirer le lait et utiliser des biberons spécialisés. On m’a parlé des différentes chirurgies auxquelles je devrais me préparer psychologiquement pour les mois et années à venir. On a abordé le fait de répandre la nouvelle à mes proches pour éviter des situations malaisantes à l’arrivée du bébé. Toutes ces discussions ont vraiment contribuées à ce que je finisse par bien assimiler la nouvelle. En réalité, mon bébé était bien portant et c’est tout ce qui comptait. Pour le reste, on s’adapterait au fur et à mesure.

    Au final

    Pendant le dernier trimestre, j’avais énormément mal au dos, au point où c’était très difficile de trouver une position confortable pour dormir. J’utilisais un coussin de grossesse qui m’enveloppait presque totalement pour avoir un peu de soulagement. Je faisais des massages de temps en temps aussi, ça aidait à réduire les douleurs. Mis à part cela, tout s’est très bien passé jusqu’à la fin de ces mois de création de la vie. C’est sûr que ça n’a pas été de tout repos tout le temps, mais j’aime à penser que chaque décision, chaque acte posé a mené à me conduire exactement où je devais être.

    Oui, ça a été une belle expérience dans l’ensemble et je n’y changerais rien.

    J’ai accouché d’un magnifique garçon le 7 mai 2023.

  • L’histoire de Solene : une grossesse mitigée

    L’histoire de Solene : une grossesse mitigée

    Une grossesse… inattendue

    Pour donner un peu de contexte, j’étais mariée depuis tout juste quelques mois lorsque j’ai appris être enceinte. Je pense que la réaction « appropriée » aurait été de sauter de joie, et non de regarder fixement le bâton en me demandant si c’était réel. Disons que je ne pensais pas que ça devait arriver aussi tôt. J’avais tellement d’attente pour ma première année de femme mariée. Il y avait tant de choses à faire, tant d’endroits à découvrir, tant d’activités à essayer.

    « Ce n’est pas possible  »

    Alors j’ai fait tout ce qu’il y a de plus normal, j’ai recherché sur Google qu’est-ce qui pourrait mener à un faux positif bien sûr ! Je pense que j’étais plus prête à croire que j’avais une maladie rare, cachée, et silencieuse, que de croire que j’étais enceinte.

    Bonjour les hormones

    Je garde un mauvais souvenir de mon premier trimestre, mais pas pour les raisons auxquelles on pourrait penser. Les symptômes physiques de début de grossesse étaient plutôt légers : très peu de nausées et vomissements, pas de développement poussé de l’odorat (j’aurais bien aimé), de la fatigue mais c’était raisonnable, pas de constipation, pas de fringales, et très peu d’aversion alimentaire. Non, de ce côté là tout était correct. Mais à l’intérieur…

    Avez vous déjà eu l’impression que quelque chose ne va pas sans pouvoir mettre le doigt sur quoi ? Je n’arrêtais pas de penser que je n’étais pas supposée être enceinte, pas maintenant. Je pensais à tout ce que je ne connaîtrais jamais de la vie à deux. C’était tellement surréel, d’ailleurs je ne me « sentais » pas enceinte. J’avais pas mal d’émotions et sensations négatives, de l’indifférence à la tristesse, en passant par l’incompréhension, le doute, l’impuissance. J’avais un peu l’impression d’avoir été imposée cette grossesse. La plupart du temps je voulais être seule. Et lorsque je me retrouvais seule je pleurais, sans toujours savoir pourquoi. Je me souviens même un jour m’être demandée pourquoi je pleurais alors que les larmes coulaient encore de mes yeux. Aujourd’hui quand j’y pense j’ai de la peine d’avoir ce souvenir là de mon premier trimestre.

    « Je vais devenir maman »

    Lorsque j’ai eu cette réalisation pour la première fois j’étais déjà dans mon deuxième trimestre. Je me souviens encore avoir regardé mon ventre et m’être dite pour la première fois que j’ai hâte de rencontrer cette petite fille. De faire connaissance avec elle, de la découvrir dans son entièreté en tant que personne, avec ses qualités et ses défauts. Et j’ai souri. C’était un moment merveilleux.

    La suite de ma grossesse a été une succession de montagnes russes émotionnelles, entre impatience d’avoir mon bébé, sensation de « je suis trop jeune pour ça », doute en ma qualité de (future) maman, peur d’éventuelles complications, pensées de mort de mon bébé (fausse couche, mort né), privilège de créer et donner la vie, et j’en passe. Heureusement, je n’ai pas eu de soucis de santé et ma fille non plus. Mon deuxième trimestre est passé comme une lettre à la poste.

    Au final

    Lors du dernier trimestre il ne restait plus que de la fatigue (pas beaucoup) et d’horribles douleurs dans ma région pelvienne. M’asseoir, me lever, me coucher, me tourner dans le lit étaient de vraies épreuves au quotidien. Mais je n’avais toujours pas eu de constipation, ni de maux d’estomac, ni de pipi toutes les cinq secondes, ni de fringales. J’avais pris environ une dizaine de kilos au total car mon appétit n’avait pas changé. Je dormais très bien (à part pour les mouvements mentionnés plus haut), bébé S. ne donnait pas des coups assez forts pour me maintenir éveillée. Oui, au final c’était une belle expérience.

    J’ai accouché à 39 semaines, le 11 juin 2025, à 7h11. Ça, c’est une histoire pour une autre fois !

    Note de l’auteure

    Merci d’avoir lu, ça fait plaisir de partager des histoires comme celle-ci. As-tu eu une expérience similaire ? Totalement différente ? Laisse un commentaire ou viens m’en parler par courriel ou Instagram.

    À plus ! XO

  • Bienvenue !

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